oxyjeanne

un jour, une ombre

 

Il était une fois,

 

Il était une fois …

Mon histoire, j’aimerais bien qu’elle commence ainsi :

« Il était une fois, il y a très longtemps, dans un lointain pays… »

Enfant, j’ai beaucoup cru aux contes de fées, au prince charmant, qui venait me chercher sur son beau cheval blanc. Ils ont nourri mon imaginaire, et assouvi quelques fantasmes puérils. J’ai aussi vite compris que, dans ces belles histoires, il y a toujours une méchante reine, une vilaine sorcière ou un vieux crapaud pour faire vivre le récit et lui donner un sens existentiel. Parce que la rose est faite de fleurs et d’épines, et qu’ils n’existent pas l’un sans l’autre.

Mon histoire, c’est ma rencontre avec toi, Claudia,

petite fille, je deviendrai grande, puis jeune fille, femme, maman.

Toi, tu seras la face cachée de la lune, le revers de la médaille.

Avec toi, j’ai partagé tant d’émotions, de ressentis, un peu de bonheur et beaucoup de malheur, passionnément l’amour, et à la folie la haine.

Avec toi, j’ai partagé tous mes secrets…

Comme je n’ai pas envie, et tu sais que l’Envie est un mystère chez moi, de vous narrer une histoire chronologique, avec un début et une fin bien définie, des chapitres clairs, distincts et s’articulant les uns aux autres par des liaisons adéquates, j’irai au gré du vent, celui qu’on ne maîtrise pas et qui ne fait pas toujours tourner la girouette dans le sens des aiguilles d’une montre bien réglée.

Non, mon sens à moi est le non-sens, l’obscur, le trouble, la déraison ou le glauque comme dirait Laure.

Je vis avec et dans la confusion permanente, mais je vis !

J’ai rencontré Claudia très jeune, dans ma toute petite enfance. D’ailleurs quand j’y repense, je crois que nous nous sommes toujours, depuis toujours, connues et reconnues comme inséparables.

Nous ne sommes pas jumelles, mais plutôt comme lorsque l’on regarde de l’autre coté d’une paire de jumelle, lointaine, très lointaine ; et c’est cela qui nous rapproche et nous lie.

Claudia, tu vis en moi, et je suis en toi, depuis toujours, et pour longtemps encore,

Nous sommes deux, et nous sommes unes,

Chacune avec et contre l’autre, souventl’une tout contre l’autre.

Tu es ma rivale, ma rivale adorée.

Sans toi, je n’existe pas,

Avec toi, je péris, mais avec toi, je suis en vie.

Dans : Il était une fois,
Par oxyjeanne
Le 24 août, 2010
A 11:16
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